Moi c’est Coline, 25 ans, rennaise et chargée de recrutement.
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Je sais, vous m’imaginez déjà assise à un bureau sordide, à diffuser des annonces insipides, recevant des centaines de candidatures formant des piles rivalisant avec les plus belles tours de Kaplas de votre enfance et passant des heures à trier des CV et à ne pas lire des lettres de motivation qui resteront, dans l’immense majorité des cas, sans réponse.

Je vous arrête tout de suite : PAS DU TOUT. Les pratiques actuelles sont beaucoup moins passives. En effet, une grande partie de mon travail consiste à faire du sourcing, comprenez « chasser ». Alors non, je ne passe pas mon temps dans la forêt, en tenue de camouflage, un fusil sous le bras, à humer l’air et suivre la piste de potentiels candidats. Le sourcing est tout de même un chouia moins agressif.

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Mais alors, c’est quoi le sourcing ?

En fait, ça s’apparenterait plus à ce que vous faites après six mois de célibat, quinze râteaux, une bonne demi-douzaine de rendez-vous ratés avec le/la cousin(e) de la meilleure amie de je ne sais quel(le) collègue. Bref, vous allez trainer sur les sites de rencontre ou sur les réseaux sociaux, à la recherche d’un(e) partenaire correspondant plus ou moins (selon la longévité du célibat) à vos critères.

Eh bien c’est pareil pour moi. Sauf que mon terrain de chasse ressemble plus à LinkedIn qu’à Tinder, que je me fiche pas mal du physique des personnes que je recherche et que, surtout, je les appelle pour leur proposer un job plutôt qu’un verre en terrasse.


Une fois la proie en joue…

Si vous avez déjà utilisé internet pour votre vie amoureuse, vous savez qu’une fois le gibier dans votre viseur, encore faut-il créer un premier contact. Et c’est là que les sites/applis vous demandent gentiment de débourser l’équivalent de deux années de SMIC (sans exagération aucune). Je comprends votre douleur, LinkedIn me fait plus ou moins le même coup. Mais, travaillant dans une start-up, je dois me débrouiller avec un budget limité.

Pendant de longues et pénibles heures, j’ai fouillé dans les tréfonds du web à la recherche de solutions à mes problèmes, scrutant de mes yeux rougis et cernés l’écran de mon ordinateur, le dos vouté, le poignet meurtri (et l’estomac en vrac après dix kinders bueno, six cafés et douze cigarettes).

Je vous fais de la peine, hein ?! Comment ça, non ? Vous ne me croyez pas ? Sous prétexte que quand on tape « outil sourcing gratuit » sur Google on trouve 812.000 résultats en 0.64 secondes ? Certes. Vous venez de casser complètement la vague d’empathie que j’essayais de créer chez mes lecteurs, mais la remarque est pertinente.

Bon, du coup, j’arrête mon baratin.


En réalité, il existe énormément d’outils gratuits pour sourcer.

Je vous conseille notamment le site de l’excellent Nicolas Galita « les sourceurs », où il répertorie tout un tas d’astuces pour se former facilement au recrutement 2.0. On y apprend notamment comment bien utiliser les opérateurs booléens, à commencer par : « mais qu’est-ce qu’un opérateur booléen nom d’une pipe en bois ? ».

(Alors oui, je sais, cette expression est prohibée depuis 1988 mais d’une part, je n’étais pas née, de deux, ma collègue Lulu m’a dit que « bordel » ça faisait trop vulgaire et, de trois, c’est moi qui écris cet article oui ou oui ?!)

Avec ses copains de LinkHumans, ils nous donnent aussi plein d’outils pour sourcer de manière plus efficace, mes préférées étant e-mail hunter ou Prophet, des extensions Chrome qui permettent de deviner l’adresse e-mail d’une personne via son profil et nous montre les autres réseaux sociaux sur lesquels il/elle est également inscrit(e).

D’ailleurs, il existe tout un tas d’extensions Chrome gratuites super pratiques (ou super inutiles mais super drôles). Mais j’ai faim, cet article est déjà trop long et ce n’est pas le sujet. Du coup, je m’arrête là, je vous laisse partager vos propres outils et je vais manger.


Crédit photo: Rmsnews

Auteur : Coline Gabillard

Chargée de Recrutement

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