Happy to meet you était présent au lancement ce matin de la 10ème édition du Web2day. Cet évènement phare du web en France n’échappe à la règle ; et le maître mot de cette première journée était naturellement l’intelligence artificielle. Focus sur la conférence menée par David Sadek, vice-président recherche, technologie et innovation chez Thales.

Aujourd’hui, on ne compte plus les projets qui s’articulent autour de l’intelligence artificielle. Parfois nous avons même l’impression qu’il s’agit plus d’un élément marketing que d’un réel ensemble d’actions concrètes. L’IA est un concept assez ancien qui a connu ses débuts au milieu des années 1950. Depuis quelques années, l’IA est revenue sous les feux des projecteurs, grâce à un volet spécifique qui est l’apprentissage profond autrement appelé le deep Learning. Mais il ne faut pas oublier que cette technologie couvre un spectre important de capacités comme l’IA symbolique beaucoup plus tournée vers le raisonnement.

Aujourd’hui c’est le deep learning qui a remis l’intelligence artificielle au gout du jour. Ses résultats dans des domaines applicatifs sont remarquables. Par exemple, le deep learning est très performant sur la reconnaissance d’images, son taux d’erreurs avoisine les 5% ce qui est nettement inférieur à l’humain. Mais l’apprentissage profond a ses limites, il n’est capable de réaliser que des actions spécifiques, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de diversification des tâches qu’il produit.

La question qui se pose alors est de savoir si ces technologies pourront devenir de véritables assistants virtuels capables de raisonner et de dialoguer de manière naturelle. Il y a un plafond de verre à franchir qui n’est pas une continuité évidente.

Pour y arriver, trois critères doivent être pris en compte :

Tout d’abord, il y a la confiance que l’on accorde à l’IA. Ce qui est important, c’est de rassurer l’utilisateur en lui offrant une sécurité absolue et non autoproclamée. Pour cela il est nécessaire que l’homme reste dans la boucle et que l’on redéfinisse l’IA comme une Intelligence Augmentée à celle de l’humain.

L’intelligence artificielle doit être explicable de manière intelligible à l’humain, c’est le deuxième critère à prendre en compte. La technologie doit être capable d’expliquer et de prouver pourquoi elle a recommandé cette décision outre le fait qu’il s’agisse d’un calcul informatique.

Le dernier critère est la validation. Il est important de certifier que les systèmes sont conformes à leurs programmations, c’est-à-dire qu’ils réalisent les tâches pour lesquelles ils sont destinés sans en dépasser les limites.

Ces trois critères doivent être complémentaires afin de développer positivement l’intelligence artificielle. Il est nécessaire que l’on accorde une confiance à l’IA grâce la programmation de l’humain et que chaque choix soit expliqué de manière compréhensible à tout le monde. Il apparaît donc important aujourd’hui de créer une synergie entre le deep learning et l’IA symbolique afin de créer des assistants personnels performants et complémentaire du raisonnement humain.

Vos réactions