L’art de transformer ses expériences en compétences …

27/01/2017 | Recrutement

Nous sommes en janvier 2016 et nous y voilà, ce moment tant attendu (ou tant redouté) de la recherche du premier emploi… L’angoisse, puisque malgré 10 mois chez McDo, 7 ans de vente de légumes au marché et diverses expériences de serveuse, je me sens à des années lumières du moindre poste un peu qualifié.

Alors après avoir passé l’après-midi à saliver devant des annonces alléchantes et à me répéter qu’aucun recruteur à peu près stable mentalement ne voudrait de moi, je me suis décidée à passer à l’acte. Je suis donc partie boire un verre avec mon pote Andreas…

L’art du jeune-pommé-qui-sort-de-l’école : transformer ses jobs étudiants en expériences

Rien de mieux qu’une bonne bière suédoise insipide avec un bon copain autrichien pour résoudre vos problèmes. Alors que je lui raconte mes misères, il s’esclaffe : « Mais Coline, tu es zoupère stoupide ! » (Bah oui, il est autrichien on vous a dit ! Mais, je vous l’accorde, je suis hyper nulle en accents, même à l’écrit).

Toujours est-il qu’il commence à m’expliquer que tout l’art du jeune-pommé-qui-sort-de-l’école consiste justement à transformer ses jobs étudiants en expériences qualifiantes et gratifiantes. Ayant un sens éthique et moral (presque) aussi inébranlable que celui de Mère Thérésa, je m’indigne, je m’offusque : Mentir sur mon CV ? QUOI ? Hors de question ! Et puis il faut dire aussi que je suis incapable de mentir sans devenir aussi écarlate que la tignasse de Larusso.

L’idée n’est pas de mentir, me rétorque Andréas, juste de trouver un moyen de valoriser ses petits boulots. Il m’explique : « bon, t’as bien bossé dans des bars ? Qu’est-ce que tu y as appris ? ». Changer un fut, gérer les gens saouls, tenir un plateau, faire des sourires et deux-trois autres trucs qui ne me seront pas plus utiles pour un travail dans mon domaine d’études.
 

Des frites froides jusqu’à la file d’attente des toilettes, les compétences sont partout !

Prenons mon expérience chez McDonald’s. Equipière polyvalente pendant près d’un an, j’y ai appris à prendre une commande en moins de 90 secondes, à dire le plus vite et le plus distinctement possible « McDonald’s bonjour, j’écoute votre commande » et à gérer les clients mécontents de leurs frites froides…

Et c’est là que ce qu’essayait de m’expliquer Andreas pris tout son sens.
Sans m’en rendre compte, j’ai développé ma capacité à écouter et comprendre les mécontentements et à y répondre de façon à ce que le client reparte satisfait.

Pareil au bar : Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû m’interposer entre deux clients légèrement éméchés, prêts à en venir aux mains pour une vague histoire de bousculade dans la file d’attente des toilettes.

BAM. J’ajoute des Soft Skills à mon CV : gestion de conflits !

Et puis, quand j’y pense, j’y ai aussi appris à travailler en équipe, à gérer le stress, à être organisée et surtout, j’ai développé ma fibre commerciale et mon relationnel… OK, aucune compétence technique, mais de solides soft-skills. Et les savoir-faire ne sont-ils pas aussi importants que les savoir-être en entreprise ?

Finalement, quand je me suis présentée devant François et Florent, deux pointures du recrutement (je suis obligée de le dire, ils vont probablement lire l’article) avec pour folle envie de rejoindre l’équipe Happy to meet you, je n’ai pas eu à mentir une seule seconde !

J’ai simplement expliqué ce que chaque expérience m’avait appris et comment j’allais être à même de répercuter ces compétences dans mes futures missions.

Et comme vous pouvez le voir, ça a payé.

On retient donc deux choses de la plus haute importance mes chers amis jeunes diplômés :

1. Vous avez FORCEMENT appris quelque chose lors de vos expériences étudiantes. Un petit travail d’introspection s’impose, mais vous allez voir, c’est bénéfique.

2. On se fait une petite cure de confiance en soi ! (Une piste ? la technique de mon copain Thomas, consistant à se taper la poitrine façon gorille en hurlant « YOU’RE A CHAMP ! », le tout face à un miroir. C’est un peu flippant mais ça marche pas mal.)

 

Alors maintenant c’est à vous, transformez votre sueur en or et décrochez le poste de vos rêves !

Rédigé par Coline Gabillard,

Consultante en recrutement

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