Quitter son emploi : est-ce le bon moment ?

28/11/2018 | Autres

Quitter son emploi est une décision lourde qui doit être le fruit d’une réflexion bien mûrie. A vous de reconnaître les signes annonciateurs que le moment est venu pour mener cette méditation sereinement et en toute objectivité.

D’un côté l’entreprise et de l’autre le salarié. L’envie de mettre un terme à la relation qui vous lie peut venir de vous, personnellement, ou de l’entreprise en ce qu’elle ne vous convient plus pour ce qu’elle est, ce qu’elle devient ou l’évolution de son secteur d’activité.

Elle envoie des signaux négatifs, il est peut-être temps de quitter l’entreprise

Vous recevez des signaux qui ne sont pas directement de votre fait, mais qui vous déplaisent : démissions autour de vous, changement de cap, evolution du marché nécessitant des transformations radicales de l’entreprise etc. La société que vous vivez aujourd’hui en tant que salarié n’est plus celle qui vous a séduit au moment où vous l’avez intégrée ; ce qu’elle pourrait devenir ne vous plait pas. Avant le désaccord, le moment est peut-être venu de vous séparer pour un nouveau job.

Pour autant, cette situation n’est pas un prérequi à la décision de changer d’emploi. Quitter son entreprise quand elle se porte bien vous confère une “situation de force” sur le marché de l’emploi. Pensez-y.

Quitter son emploi quand on n’a plus envie de travailler dans “sa boite”

“8 h 57 ? Je suis large !!!… (…) Je peux le faire : Je me lave pas, je ne me maquille pas, j’enfile une djellaba… (…) Je suis en avance. Je dors jusqu’à 58… » Ce passage est extrait d’un sketch de Florence Forresti qui évoque avec humour son rapport difficile aux horaires de bureau, surtout ceux du matin. Se reconnaître dans ces lignes avec en prime la disparition de l’envie, est un signe qui ne trompe pas, surtout si cette situation s’inscrit dans la durée. Cela dénote un manque certain de motivation.

La question à se poser dans ce cas est celle de l’origine de ce manque de motivation. Pour ne pas faire d’amalgame entre une fatigue passagère, un coup de blues qui pourrait interférer dans la perception de votre travail et un vrai besoin de changement, essayez de rester pragmatique. Et si vous passiez par une formulation à l’écrit ?

La liste des arguments “Pour” quitter son entreprise et des “Contre”

Faite-vous une simple liste avec une colonne “pour” et une “contre” un départ de l’entreprise. C’est très efficace. Pour être certain de rester objectif sur les motivations qui sont les vôtres à vouloir quitter votre emploi, à chaque argument en faveur du départ, efforcez-vous de trouver son origine et réfléchissez à une parade. Si vous n’en trouvez aucune, l’argument est recevable. Exemple : je peux éviter les conversations insipides de Jacqueline à la machine à café, cet argument n’est donc pas recevable pour motiver un départ. J’ai envie d’éparpiller mon patron façon puzzle à chaque fois qu’il ouvre la bouche, l’argument est recevable, ou alors obtenez votre troisième dane en zenitude et vite.

A vous de voir également si vous cochez toutes les cases du bingo du candidat qui ferait peut-être mieux de quitter son emploi :

  • les journées n’en finissent pas, le temps est long, long, long. C’est bien simple, vous ne pensez qu’à vos prochaines vacances.
  • votre N+1 et vos collègues vous sont devenus insupportables.
  • “J’en ai marre, il faut que je trouve autre chose” est une rengaine dans votre bouche qui commence à lasser votre entourage
  • vous avez le sentiment de ne plus rien apprendre et vous ne voyez aucune évolution possible pour vous dans l’entreprise, aucun poste en vue.
  • vous n’avez plus la foi, vous n’y croyez plus
  • votre quotidien ne vous intéresse plus
  • vous pensez vous être trompé sur la réalité d’un emploi fantasmé

Un dernier conseil. Avant toute prise de décision en faveur d’un départ, parlez-en avec votre entourage si vous le pouvez ou avec un coach. Échanger vous permettra de faire la part des choses entre la réalité et votre vision peut-être déformée de celle-ci, de distinguer ce qui relève de votre vie privée et de votre vie professionnelle. En tout état de cause, c’est une répétition, mais qu’importe, ne partez pas sur un coup de tête, donnez vous le temps de la réflexion avant de quitter votre emploi.

Rédigé par Florent Letourneur,

Co-fondateur de Happy to meet you

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