La 12e édition du festival de musique extrême Hellfest aura lieu ce week-end à Clisson près de Nantes. C’est LE rendez-vous des fans de métal, hard rock, punk… Et même si des records de débit de bière sont battus chaque année, l’ambiance de ce festival est toujours aussi amicale, bon-enfant et sans débordement. 

Malheureusement, les préjugés et discriminations liés au look sont encore nombreux dans le recrutement.

Looks atypiques : source de discrimination à l'embauche

Ainsi, selon une étude menée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en 2016 auprès des demandeurs d’emplois, 10% des femmes et 6% des hommes disaient avoir été discriminés à l'embauche pour leur apparence physique. Sont particulièrement en cause : le poids et les looks "atypiques" (tatouages, piercings, coiffure...).

Pourtant, légalement, le critère de l’apparence physique fait partie des motifs de discrimination à l’embauche interdits depuis 15 ans, tout comme l’âge, l’origine, ou l’orientation sexuelle…

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Se renseigner (encore) sur les codes de l’entreprise

De manière plus globale, selon l’étude, parmi les situations les plus pénalisantes à l’embauche, le fait d’avoir un style non conforme aux codes de l’entreprise est cité à 85% par les femmes et à 78% par les hommes.

En effet, au-delà de l’apparence physique en elle-même, il faut tenir compte du contexte. Dans l’inconscient collectif, le visage tatoué d’un barman choquera moins que celui d’un médecin ou d’un banquier.

Ainsi, il est encore aujourd’hui conseillé de se renseigner sur les codes de l’entreprise avant de se rendre à un entretien d’embauche.

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Ouverture aux looks dit « atypiques » dans la marque employeur

Par ailleurs, la non-discrimination liée à l’apparence physique n'apparaît pas dans la législation européenne. Est-ce parce que ce n’est pas nécessaire ?

En même temps, dans les villes à la pointe de la mode et des tendances comme Berlin ou Londres, le style n’a pas d’importance. Cela pourrait donner espoir aux défenseurs de la liberté de look.

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Nous pouvons vraiment espérer que l’émergence du digital, des nouveaux modes de travail et l’arrivée des nouvelles générations contribueront à faire évoluer les mentalités et faire tomber les préjugés sur les looks atypiques.

Quelques entreprises semblent avoir passé le pas. L’ex-PDG des poêles Invicta a réussi à en faire une vraie force en alliant son style lunettes noires, barbe et dreadlocks à des slogans décalés mémorables. De toute façon, les entreprises vont devoir intégrer leur ouverture aux looks dit « atypiques » dans leur marque employeur.

Il reste encore du chemin à faire pour que l’apparence physique ne soit pas du tout prise en compte dans les recrutements. Patience, l’ouverture des esprits prend du temps !

Auteur : Jean-François Bertrand

Porteur de projet

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